L’Asamayama (2.500 mètres) est le plus célèbre des volcans en activité. Il ne sort plus de son cratère actuellement que d’épaisses fumées et aussi des cendres ; mais il a eu parfois des éruptions terribles, et l’on peut s’attendre à tout moment au retour de ces phénomènes ; en 1783, notamment, l’éruption détruisit quantité de villages et de vies humaines. Au Sud de l’Asama se trouvent le Tateshi yama (2.300 mètres) et le Yatsugadake (2.700 mètres).
L’Ontake san, qui domine les trois provinces de Shinano, Mino et Hida.
Le Tateyama (2.000 mètres), dans la province d’Echu.
Le Hakusan (3.000 mètres), d’où l’on a une vue très étendue sur les provinces de Kaga, Echizen, Mino et Hida.
Le Sanshôgataké, dans la province de Yamato ; c’est le pic le plus élevé de la chaîne de montagnes de Yoshino. Les ramifications vont rejoindre la chaîne de montagnes de Kumano et de Kôya dans la province de Kii.
L’Unsengatake (1.500 mètres), dans la province de Hizen ; volcan en activité ; non loin de là se trouvent des sources d’eaux thermales très fréquentées.
Le Sakurajimagataké, volcan en activité dans l’île de Sakurajima, province d’Osumi.
Dans les temps de formation géologique, l’action volcanique a dû être extrêmement violente, et d’ailleurs cette action a continué à se manifester dans les temps historiques. Des centaines de montagnes, actuellement au repos, étaient autrefois des brasiers enflammés. Les annales du Japon sont remplies de ces terribles crachements de cendres, de feu, de lave vomis par les montagnes au Nord et au Sud, à l’Est et à l’Ouest ; des milliers de vies humaines furent détruites en un instant, des villages engloutis. A l’époque où nous vivons, les Japonais estiment que leur pays compte encore à peu près vingt volcans en activité et une centaine qui dorment mais qui peuvent se réveiller d’un moment à l’autre avec un épouvantable fracas. En 1874 le volcan de Taromai, dans l’île de Yezo, dont le cratère, refroidi depuis longtemps, semblait inoffensif, fit explosion, envoya au loin la croûte qui le fermait et lança des cendres jusque sur le bord de la mer.
L’Asayama yama, jamais tranquille, mais jetant constamment de la vapeur et de la fumée, craquant et tremblant tour à tour, est la terreur des campagnes environnantes. Le Fuji lui-même, la montagne sainte, posé si majestueusement dans la plaine de Subashiri, n’offre aucune sécurité.
Le volcan de Hakuzan, sur la côte Ouest, qui dresse sa crête au-dessus des nuages, à 3.000 mètres au-dessus du niveau de la mer, et renferme dans son cratère un lac aux eaux de la plus grande pureté, entra, lui aussi, un jour en fureur, lança du feu, de la fumée, des rocs, des cendres et de la lave. Que de fois, par les nuits noires, le pêcheur Japonais un peu éloigné des côtes aperçoit les feux des volcans d’Oshima !