La culture de cet arbre réussit bien au Japon, et il atteint parfois la hauteur de vingt à trente pieds. Ses feuilles, cordiformes et dentelées, sont quelquefois découpées ; ses fruits mûrissent en été et ont une couleur violette ; on le plante en ligne comme les vignes dans le centre de la France, et on coupe les branches au lieu de récolter seulement les feuilles ; de sorte que tous les ans, au printemps, de jeunes branches sortent avec une nouvelle vigueur. Il existe au Japon deux sortes de mûriers : l’un qui fleurit en mars, l’autre, plus tardif, qui fleurit seulement en avril.
VIII. — La superficie des champs plantés en thé est :
| Honshu | 37.659 | chô. |
| Shikoku | 3.498 | — |
| Kiushiu | 9.299 | — |
| Yezo | néant. | |
soit, en tout, 50.456 chô.
Les districts qui produisent le plus de thé sont :
| Ken d’Ibaraki | 454.437 | yen. | |
— | Shidzuoka | 3.445.679 | — |
| Shi de Kioto | 739.152 | — | |
| Ken de | Shiga | 374.932 | — |
— | Miye | 726.211 | — |
— | Nara | 376.993 | — |
— | Kumamoto | 519.106 | — |
Je ne m’étends pas particulièrement sur la culture du thé au Japon, qui ne présente aucun intérêt pour l’Europe. Tout le thé que fournit le Japon à l’exportation est absorbé par les États-Unis qui s’en sont fait une spécialité ; et je doute qu’il soit jamais apprécié en Europe.
IX. — Le cheval, autrefois au Japon, était surtout destiné à porter les fardeaux des paysans à travers les sentiers dans la campagne, et à servir de monture aux guerriers. Le cheval japonais est un animal fort peu élégant, sans poitrail, efflanqué, très peu solide sur ses jambes de devant et d’une ressource médiocre pour les lourds fardeaux. Le Gouvernement Japonais a fait tous ses efforts pour améliorer la race, et instruit par les deux dernières guerres, il a institué une administration spéciale des haras sous la direction immédiate de la Maison impériale, avec un conseiller privé et un ancien ministre d’État à sa tête. Mais les circonstances particulières dans lesquelles se trouve le Japon s’opposent à un rapide développement de la race chevaline : en effet, l’absence de plaines étendues, la présence par tout le pays de champs de riz, l’inutilité presque absolue du cheval pour les cultivateurs et le public en général, font que l’élevage a toujours été plus ou moins négligé.
La nouvelle administration doit avoir constamment à sa disposition 1.500 étalons étrangers choisis, de façon à les distribuer dans les principaux centres d’élevage pour les accoupler avec des juments indigènes. Le programme est établi pour une durée de 28 ans à partir de 1906, et on estime la dépense à 30.000.000 de yen.
Les principaux centres d’élevage sont : au Nord l’île de Yezo ; les districts de Nambu, Sendai, Miharu et Akita ; au Sud, Kagoshima.