Vapeur : 22 yen par tonne brute ;
Voilier : 18 yen.
Les bateaux désirant participer à la prime doivent avoir, pour la pêche en eau profonde : de 50 à 200 tonnes pour un vapeur se livrant lui-même à la pêche ; de 10 à 250 tonnes pour un voilier pêchant au filet, et de 30 à 250 tonnes pour un voilier pêchant avec ses canots. Pour la pêche à la bonite, le tonnage doit être de 10 à 30 tonnes pour un voilier pêchant par lui-même et de 50 à 200 tonnes pour un voilier pêchant au moyen de ses canots. Pour les bateaux servant de transport, le tonnage est de 80 à 350 tonnes pour un vapeur et de 15 à 150 pour un voilier.
La prime est garantie pour cinq ans ; elle est renouvelable après examen du bateau et de son matériel. L’équipage doit être pour les 4/5 composé de Japonais. Jusqu’à présent, la somme totale des primes allouées a été de 435.389 yen.
IV. — Il y a une quarantaine d’années, le Japon occupait une large place dans la pêche de la baleine et les mers du Japon voyaient chaque année arriver de nombreux baleiniers d’Europe et d’Amérique. Mais ces navigateurs firent tant et si bien qu’ils exterminèrent pour ainsi dire ce cétacé. Heureusement, lassés de n’en plus trouver suffisamment, ils quittèrent les côtes du Japon, et, comme les Japonais se livraient fort peu à ce genre de pêche, la baleine se mit à reparaître de telle façon qu’aujourd’hui, les eaux japonaises et coréennes fournissent un butin assez abondant.
Les endroits les plus renommés pour la pêche à la baleine sont : en été, la côte depuis Kinkazan jusqu’à l’extrémité de la baie de Tokio, ainsi que les côtes de Kishu, Tosa et Nagato (ces dernières en hiver).
De 1906 à 1908 il y a eu un nombre de plus en plus considérable de bateaux employés à cette pêche :
| Mars | 1906, | vapeurs | 5, | prises | 434 | baleines. |
| — | 1907, | — | 10, | — | 939 | — |
| — | — | voiliers | 1, | — | 19 | — |
| — | 1908, | vapeurs | 18, | — | 806 | — |
| — | — | voiliers | 2, | — | 22 | — |
Pour 1908, sont seulement données les prises dans les eaux territoriales ; si l’on y ajoute les prises faites dans les eaux coréennes, le total est bien plus considérable. Il est, d’ailleurs, impossible de donner les résultats exacts et complets ; car beaucoup de baleiniers, ne recevant pas la prime, ne fournissent aucune indication sur les prises qu’ils ont faites.
Les chiffres ci-dessus, et ceux qui suivent, sont pris dans les statistiques japonaises, notamment dans le « Japan year book » et le « Résumé statistique de l’Empire ». On peut les considérer comme donnant un résultat assez exact, quoique j’aie relevé quelques chiffres contradictoires.