L’Abukumagawa prend naissance dans le district de Shirakawa, province d’Iwaki et, se dirigeant vers le Nord, entre ensuite dans la province d’Iwashiro où il coule vers l’Est. Changeant de direction, il rentre dans la province d’Iwaki, coule vers le Nord jusqu’à la limite de la province de Rikuzen, puis se dirige vers l’Est pour gagner la mer.

Le Kitakamigawa a sa source dans le district d’Iwate, province de Rikuchu ; il coule vers le Sud, traverse la province de Rikuzen et se jette dans la mer au port de Ishinomaki.

Le Mogamigawa part de la montagne de Dainichi, dans le district de Oitama, province d’Uzen ; il traverse les deux districts de Murayama et de Mogami en coulant vers le Nord, et se dirige ensuite vers l’Ouest à la limite de la Province d’Ugo. Il se jette dans la mer à Sakata.

Le Tonegawa (190 ri), le fleuve le plus considérable du Japon, sort du Nakanodake, passe à Numata, puis contourne à l’Ouest la chaîne de l’Akagi pour arriver à la grande ville de Mayebashi (50.000 habitants) ; en aval de cette dernière ville, le fleuve se dirige directement à l’Est jusqu’à la hauteur de Koga (ville d’environ 10.000 habitants), puis vers le Nord et enfin vers l’Est. Il se jette dans l’Océan Pacifique au Nord du cap Inubomisaki. Quoique passant pour un grand fleuve au Japon, le Tonegawa n’a rien des fleuves du continent européen ; il n’égale même pas la Seine, et si quelques jonques à fond plat et quelques petits vapeurs à faible tirant d’eau peuvent y naviguer jusqu’à Numata, son importance comme voie commerciale n’est pas considérable. En outre, à son embouchure, il n’existe pas de bon port ; en dehors d’une barre toujours renouvelée, les vents battent la plage inhospitalière aux navires. Le Tonegawa bifurque à Sekiyado dans la province de Shimosa, et forme la branche nommée Yedogawa, qui tombe dans la baie de Yedo, non loin de Tokio.

Le Sumidagawa (75 ri), plus connu sous le nom d’Arakawa à sa source dans le massif du Kokushidake et aussi dans tout son cours supérieur, se jette à la mer à Tokio après avoir traversé une grande partie de la ville. Il n’est guère navigable, comme toutes les rivières japonaises, que vers son embouchure.

Le Baniugawa, qui a seulement 18 ri de longueur, est un torrent qui sort, sur les pentes Nord-Est du Fujiyama, du lac de Yamanaka. Comme le Fujikawa, il cause souvent des désastres l’été.

Le Yodogawa prend sa source dans le lac Biwa, province d’Omi ; il se dirige vers le Sud, entre dans la province de Yamashiro, puis reprend son cours vers l’Ouest. Ce fleuve qui, à son origine, porte le nom d’Ujigawa, passe à Yodo, d’où son nom ; il coule alors vers le Sud-Ouest et sépare les deux provinces de Kawachi et de Setsu. Il se jette dans la mer en passant par Osaka : il n’a que 20 ri de longueur.

Le Gôgawa est formé par deux rivières dont la première, nommée Mioshigawa, prend naissance dans la province de Bingo, et la seconde, nommée Yoshidagawa, dans la province d’Aki. Le fleuve, formé par la réunion de ces deux rivières, coule vers le Nord-Ouest et passe dans la province d’Iwami. Il prend le nom de Gôgawa à son entrée dans cette province dont il arrose les deux districts d’Ochi et de Naka, en se détournant un peu de son cours ; puis, il retourne vers le Nord-Ouest pour gagner la mer. La longueur de son cours est de 80 ri.

Le Yoshigawa prend sa source dans le district de Tosa, dans la même province, se dirige d’abord vers l’Est, puis incline vers le Nord ; il traverse la province d’Awa, reçoit la rivière Iyogawa et se jette dans la mer par plusieurs embouchures.

Le Chikugo ou Chitosegawa est formé par la réunion de deux cours d’eau, dont l’un vient de la province de Higo et l’autre de la province de Bungo. Ce fleuve coule d’abord vers le Nord-Ouest jusqu’à la limite des provinces de Chikuzen et Chikugo ; il traverse ensuite cette dernière province qu’il sépare de Hizen.