Il ouvrit la portière du ouigouam et entra.
Mlle de Richecourt l'attendait auprès du feu.
La Perdrix-Blanche était assise dans un coin de la cabane et ne paraissait rien voir.
—Vous êtes prêt, mon cousin, demanda Jeanne.
—A vos ordres, comme vous voyez.
—Partons-nous tout de suite?
—Attendons quelques instants encore que chacun, dans le village, dorme ou soit retiré chez soi. Vous sentez-vous tout à fait rétablie, et croyez-vous pouvoir affronter les fatigues de notre long voyage?
—Depuis trois semaines que je suis debout et que je prends tous les jours un exercice forcé, il me semble être dans la meilleure des conditions possibles pour fuir.
Ils restèrent quelque temps silencieux, songeant à la grave démarche qu'ils allaient faire.
—A la grâce de Dieu! dit enfin Jeanne en se levant. Partons.