Mais ce serait peu de trouver dans ces vastes contrées maritimes la fécondité du sol et la salubrité l'air.

La Providence ne fait pas les choses à demi, quand elle veut appeler l'homme, si l'homme oublie une fois d'être sourd.

L'antagonisme, ce vieux fléau de la terre, et cet amusement éternel des nations civilisées, doit se retrouver, et se retrouve avec ses haines les plus vives, chez les peuples sauvages.

Il ne faut pas demander aux barbares d'être plus chrétiens que nous.

Ainsi, ne nous étonnons point de rencontrer, dans cette île immense de
Madagascar, deux nations en état permanent de guerre ouverte.

Les Hovas et les Sakalaves.

Nous n'ayons rien à attendre des premiers, du moins dans le présent, mais l'avenir a des secrets de guérison pour toutes les haines.

Or, les Hovas se sont constitués nos ennemis; ils détestent notre pavillon, et sont toujours prêts à s'opposer de vive force, comme leur climat, à nos établissements de Madagascar.

Nous trouvons, par bonheur providentiel, une compensation à cette haine des Hovas, dans l'amitié de leurs éternels ennemis, les Sakalaves.

Ceux-ci nous accueillent fraternellement, nous aident à ravitailler et à radouber nos navires en souffrance, nous escortent dans nos chasses sur les bruyères du cap Saint-André.