[6] Historia de la dominacion de los Arabes en Espana; Madrid, 1820, 3 vol. in-4o. Il a paru deux traductions françaises, libres et abrégées de cet ouvrage, l’une par M. Audiffret dans la Continuation de l’art de vérifier les dates; l’autre par M. de Marlès, et formant un livre à part. Une traduction complète de cet ouvrage avait été préparée par M. d’Avezac qui, à la parfaite connaissance de l’espagnol, joint celle de la géographie et de l’histoire de l’Espagne et de l’Afrique; mais cette traduction est restée inédite. Nous devons encore faire mention d’un ouvrage écrit en allemand; c’est le Geschichte von Spanien: par M. Lembke, Hambourg, 1831. Le premier volume, le seul qui ait paru, s’étend jusqu’en 822.

[7] Cartas para illustrar la historia de la Espana arabe, 1 vol. in-4o; par Faustino Borbon, qui avait l’avantage de pouvoir puiser dans les manuscrits arabes de la bibliothèque de l’Escurial.

[8] Une partie des extraits originaux faits par Conde se trouvent aujourd’hui à Paris, et appartiennent à la Société Asiatique; mais nous n’avons dans ces extraits rien trouvé d’important pour notre objet.

[9] Castel-Sarrazin dérive évidemment de Castrum Cerrucium, nom sur lequel on peut consulter le Gallia Christiana, t. I, p. 160, et l’Histoire générale du Languedoc, par dom Vaissette, t. I, p. 544.

[10] Catalogus codicum bibliothecæ Bernensis, par Sinner, t. II, p. 244.

[11] Parthenopeus de Blois, publié par M. Crapelet, Paris, 1834, 2 vol. in-4o. Dans ce poème, t. II, p. 77, l’Espagne musulmane est dépeinte telle qu’elle fut à partir du onzième siècle, c’est-à-dire morcelée entre une foule de principautés. Ainsi ce poème ne remonte pas à une haute antiquité.

[12] De vita Caroli Magni et Rolandi, édition de M. Ciampi, Florence, 1822, in-8o. D’après les événemens auxquels il est fait allusion dans cette prétendue chronique, elle a nécessairement été écrite après l’an 1100. M. Ciampi, l’éditeur, qui connaissait imparfaitement les tems et les lieux, a méconnu beaucoup de noms propres.

[13] Il s’agit du moment où les Maures d’Espagne, vivement pressés par les chrétiens de Tolède, appelèrent à leur secours Youssouf, fils de Taschefin, fondateur de la ville de Marok et de l’empire des Almoravides.

[14] Gesta Caroli Magni ad Carcassonam et Narbonam, édition de M. Ciampi, Florence, 1823, in-8o. Le roman de Philomène, d’abord écrit en provençal, est d’une composition postérieure à celle de la chronique de Turpin.

[15] Le Poème de Guillaume au-court-nez est en français, et se compose de près de quatre-vingt mille vers. On le trouve manuscrit à la Bibliothèque royale, fonds de Lavallière, no 23. Le poème au reste se divise en plusieurs branches ou parties.