[82] On lit dans les Essais historiques sur le Bigorre, de M. d’Avezac, t. I, p. 118, qu’un détachement de l’armée musulmane s’étant réfugié dans le Bigorre, les chrétiens du pays, conduits par un prêtre de Tarbes, saint Missolin, prirent les armes et taillèrent les Sarrazins en pièces. Le fait en lui-même n’a rien d’invraisemblable; mais M. d’Avezac a reconnu plus tard que saint Missolin est antérieur de plusieurs siècles aux invasions sarrazines. Voy. Grégoire de Tours, édit. de Ruinart, de gloria confessorum, p. 934 et 1402.
[82a] Voyez Conde, Historia, t. I, p. 89.
[83] Comparez l’auteur des Cartas, p. CLXV, et Gallia Christiana, t. XII, p. 270.
[84] Voy. l’article Basques, de M. Walckenaer, dans l’Encyclopédie des Gens du Monde, t. III, p. 117.
[85] Gallia Christiana, t. I, p. 537, 544, 600 et 620.
[86] Voici en quels termes s’exprime la chronique de l’Abbaye de Moissac: «Jusseph... Rhodanum fluvium transiit; Arelate civitate pace ingreditur, thesaurosque civitatis invadit, et per quatuor annos totam Arelatensem provinciam depopulat.» Voy. le recueil des Historiens de France, t. II, p. 655. On lit également dans la continuation de Frédegaire, ibid., t. II, p. 456, ces mots: «Denuo rebellante gente validissima Ismahelitarum, irrumpenteque Rhodanum fluvium, insidiantibus infidelibus hominibus sub dolo et fraude mauronto, Avenionem urbem munitissimam ac montuosam Saraceni ingrediuntur, illisque rebellantibus ea regione vastata.» Le siége de Fretta ne nous est connu que par un roman provençal écrit long-tems après l’événement. Voy. l’Histoire de Provence, par Papon, t. I, p. 85. Mais une armée sarrazine a dû stationner auprès de la ville actuelle de Saint-Remy; car on trouve des monnaies arabes du tems dans le pays. Voy. la Description de quelques médailles inédites de Massilia, par M. de Lagoy, Aix, 1834, in-4o, p. 23. A l’égard du combat livré sur les bords de la Durance, on peut citer à l’appui l’inscription latine qu’on lisait jadis dans une chapelle aux environs de Bonpas, et qui était ainsi conçue: «Sepultura nobilium avenionensium, qui occubuerunt in bello contra Saracenos.» Voy. Bouche, Histoire de Provence, Aix, 1664, 2 vol. in-fol., t. I, p. 700.
[87] Maccary, no 704, fol. 72.
[88] Maccary, no 704, fol. 63 verso, no 705, fol. 4 verso, et Ibn-Alcouthya, fol. 61.
[89] رباط.
[90] Gallia Christiana, t. I, p. 703 et 737.