[120] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 69 et 335.

[121] Voy. dom Bouquet, t. V, p. 6. Si on en croyait certains auteurs, il serait resté quelques partis de Sarrazins dans le Dauphiné, le comté de Nice et dans la chaîne des Alpes; et ces partis se seraient maintenus en silence pendant les règnes de Pepin et de Charlemagne. Il est fait mention dans divers ouvrages relatifs au Dauphiné de l’occupation de Grenoble et des pays voisins par les Sarrazins. D’un autre côté, un historien de l’abbaye de Lerins (Vincent Barral, part. Ire, p. 132) suppose les Sarrazins établis à Nice, et les fait chasser du pays par Charlemagne, aidé par son prétendu neveu, appelé Siagrius. Voy. le Gallia Christiana, t. III, p. 1275. C’est ce qui a fait croire à quelques auteurs que les Sarrazins n’ont jamais été entièrement chassés du Dauphiné, depuis Charles-Martel jusqu’au commencement du dixième siècle, époque où de nouveaux barbares, maîtres des côtes de Provence, s’avancèrent jusqu’en Piémont et en Suisse. Cette opinion, mise d’abord en avant par certains auteurs de romans de chevalerie, qui voulaient accumuler sous le règne de Charlemagne les principaux événemens de notre histoire, a été accueillie par les anciennes familles dont la fortune remonte à la part glorieuse que leurs ancêtres prirent aux guerres faites aux barbares, et qui étaient flattées de pouvoir faire remonter aussi loin la date de leur origine. Voy. l’Histoire généalogique des pairs de France, par M. de Courcelles, aux articles d’Agoult, Clermont-Tonnerre, etc. Mais cette opinion ne repose sur aucun témoignage contemporain, et l’on ne peut pas croire que si elle avait eu quelque fondement, des princes tels que Charlemagne et ses enfans eussent négligé de purger le cœur de leurs états de la présence des infidèles, eux qui allaient les attaquer dans leur propre pays.

[122] Voy. la dissertation de Deguignes, Mémoire de l’Académie des Inscriptions, t. XXXVII, p. 466. Voy. aussi M. Pardessus, Lois maritimes, t. Ier; Introduction, p. 62.

[123] Voy. la Vie de saint Guillebaud, dans le Recueil des Bollandistes, au 7 juillet.

[124] Annales de Metz, dans le Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 335.

[125] البة والقلاع Ce sont les pays qui dans de vieilles chartes latines sont rendus par Alava et Castella Vetula. Voy. l’Art de vérifier les dates, édit. in-4o, t. II, p. 349.

[126] جبل البرطات

[127] Edrisi, de qui nous empruntons ces détails, a confondu quelques-unes de ces routes ensemble. Par exemple il confond la première avec une cinquième route qui mène de Jaca dans le Béarn. A la troisième route appartient le passage de Roncevaux qui traverse le pays de Cize, et qu’Edrisi nomme en conséquence port de Schazerou; ce lieu, dans la Chronique de Turpin, p. 60, et dans l’Histoire du Hainaut, par Jacques de Guyse, t. IX, p. 24, reçoit le nom de portus Ciserei, et dans Roger de Hoveden, ann. 1177, celui de portus Sizaræ. C’est de ce passage qu’est venu le nom de Saint-Jean-Pied-de-Port.

[128] Continuation de Frédegaire, dans le Recueil des Historiens de France, t. V, p. 8 et ailleurs.

[129] Gallia Christiana, t. VI, p. 15.