[130] On voit que nos rois commençaient à être jaloux de faire figurer les émirs sarrazins dans les grandes réunions publiques. C’est sans doute de là que dans les romans de chevalerie, à propos des tournois, il est si souvent parlé de chevaliers sarrazins qui venaient des extrémités de la terre pour disputer aux guerriers chrétiens le prix de l’adresse et de la bravoure.

[131] Voy. le Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 19, 40, 142, 203, 319, et 328, ainsi que Ibn-Alcouthya, fol. 95, verso. Les auteurs arabes ne s’accordent pas sur le nom de l’émir. Les uns l’appellent Soleyman Ebn-Jaktan Alarabi; les autres, Motraf Ebn-Alarabi.

[132] Voy. le recueil de dom Bouquet, t. V, p. 14, 20, 26, 142, 203 et 343. Les auteurs chrétiens rapportent que Charlemagne entra de force dans Saragosse, et que l’émir, en punition de sa résistance, fut conduit enchaîné en France. Suivant quelques auteurs arabes, Charlemagne échoua dans ses efforts pour prendre la ville; mais peu de tems après le gouverneur ayant été assassiné, son fils se réfugia en France.

[133] Le souvenir de cet événement est encore si présent dans le pays, que les jours de fête le peuple joue une pièce dite pièce de Roncevaux. Voy. Histoire littéraire de la France, t. XVIII, p. 720.

[134] Les Arabes le nomment encore pays de Narbonne, soit parce que jusqu’à l’entrée des Français dans Barcelonne, les possessions françaises dépendirent de Narbonne, soit parce qu’il en avait déjà été de même à l’époque où la Septimanie se trouvait au pouvoir des Sarrazins.

[135] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 776; t. VI, p. 486.

[136] Telle est la maison des Villeneuve, du Languedoc. Voy. l’Histoire généalogique de la maison de Villeneuve. Paris. 1830, in-4o.

[137] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 74.

[138] Maccary, man. arab. anc. fonds, no 704, fol. 84 verso.

[139] Conde, Historia, t. I, p. 199.