[237] Voy. Muller, Histoire des Suisses, t. II, p. 117, traduction française.
[238] Le roi de Navarre, dont les troupes figurèrent dans la bataille, se nommait Garcie; mais les auteurs arabes ne font mention que de sa mère, qui, apparemment, était régente du royaume et qu’ils nomment Thoutheh. Voy. Maccary, no 704, fol. 90 verso. En effet, il est parlé dans un chroniqueur allemand, sous la date 939, d’une grande victoire remportée par la reine Toïa sur les Sarrazins. Voy. M. Pertz, Monumenta historiæ germanicæ, t. I, p. 78.
[239] Maccary, no 704, fol. 88 et suiv.
[239a] On lit dans une charte de l’abbaye de Saint-Victor, à Marseille, à l’année 1005, ces paroles: Cum omnipotens Deus vellet populum christianum flagellare per sævitiam paganorum, gens barbara in regno provinciæ irruens, circumquaque diffusa vehementer invaluit, ac munitissima quæque loca obtinens et inhabitans, cuncta vastavit, ecclesias et monasteria plurima destruxit, et loca quæ prius desiderabilia videbantur in solitudinem redacta sunt, et quæ dudum habitatio fuerat hominum, habitatio postmodum cœpit esse ferarum. Voy. dom Martenne, Amplissima collectio, t. I, p. 369. D’un autre côté, voici quel était, en 975, l’état de l’église de Fréjus, d’après une charte rédigée au moment où le pays fut enfin délivré de la présence des barbares: Civitas Forojuliensis acerbitate Saracenorum destructa atque in solitudinem redacta, habitatores quoque ejus interfecti, seu timore longius fuerunt effugati; non superest aliquis qui sciat vel prædia, vel possessiones quæ ecclesiæ succedere debeant; non sunt cartarum paginæ, desunt regalia præcepta. Privilegia quoque, seu alia testimonia, aut vetustate consumpta aut igne perierunt, nihil aliud nisi tantum solo episcopatus nomine permanente. Gallia Christiana, t. I. Instrumenta, p. 82.
[240] Voy. Liutprand, dans Muratori, rerum italicarum scriptores, t. II, p. 462.
[241] Voy. le récit de Liutprand, ibid., p. 464. On trouve sur les divers incidens de ce siége des détails très-circonstanciés dans l’ouvrage de Delbène, intitulé De regno Burgundiæ transjuranæ et arelatis, Lyon, 1602, in-4o, p. 58 et suiv.; et ces détails ont été rapportés par plusieurs écrivains; mais Delbène ne cite aucune autorité; et ces détails, ainsi qu’une bonne partie de son livre, paraissent être de son invention. Nous reviendrons sur l’ouvrage de Delbène.
[242] Voici les vers de Liutprand, p. 463:
Mons transire Jovis, mirum
Haud suetos perdere sanctos,
Et servare malos, vocitant
Heu! quos nomine Mauros.
Sanguine qui gaudent hominum
Juvat et vivere rapto.
Quid loquar? ecce dei cupio
Tete fulmine aduri,
Conscissusque chaos cunctis
Fias tempore cuncto.
Ce témoignage, comme on voit, ne pouvait pas être plus positif. Cependant Muratori, qui a publié dans son grand recueil le récit de Liutprand, l’avait apparemment perdu tout-à-fait de vue, lorsqu’il rédigea ses annales d’Italie; car, arrivé à l’année 942, et obligé de parler de l’accord fait par Hugues avec les Sarrazins du Fraxinet, il dit qu’on ignore où les Sarrazins furent cantonnés. En général, ce que Muratori dit dans ses annales sur les invasions des Sarrazins en Italie et en France, est défectueux.
[243] Recueil de dom Bouquet, t. IX, p. 6.