[244] Comparez le recueil de dom Bouquet, t. VIII, p. 207, et la chronique de Liutprand, dans le grand recueil de Muratori, t. II, p. 464.
[245] Durante, Histoire de Nice, t. I, p. 150.
[246] Nous ignorons l’année précise où les Sarrazins entrèrent dans Grenoble; mais ce ne doit pas être long-tems après l’an 945; car un monument incontestable nous apprend que déjà, en 954, il y avait long-tems que cette occupation avait lieu. Voici ce qui se lisait naguère parmi les débris du prieuré de Saint-Donat, autrement appelé Jovinzieux, sur la façade d’un clocher bâti par l’évêque de Grenoble, Izarn, et qui porte la date LMIIII, c’est-à-dire 954:
Per Mauros habitanda diù Granopolis ista
Lipsana sanctorum præsul ab orbe tollit.
Nous citons cette inscription d’après une dissertation publiée sur les lieux, par M. Jean-Claude Martin, sous le titre de Histoire chronologique de Jovinzieux, de nos jours Saint-Donat, Valence, 1812, in-8o. Nous supposons qu’il y a quelques fautes dans la copie de l’inscription et dans l’interprétation que M. Martin en a donnée. Dans tous les cas l’incertitude est levée par ce passage d’une hymne qu’on chantait autrefois au prieuré, et que cite M. Martin lui-même:
Quum a Mauris habitanda diù Grannopolis esset,
Lipsana sanctorum præsul habere cavet.
[247] C’est probablement Rotbaldus II, comte de Forcalquier, lequel vivait vers l’an 945. Voy. Bouche, Histoire de Provence, t. II, p. 30.
[248] Muratori, rerum italicarum scriptores, t. II, part. II, p. 736.
[249] Voy. le recueil de dom Bouquet, t. IX, p. 6; et le recueil de M. Pertz, t. II, p. 110.
[250] Nous apprenons par une lettre de Mgr. Billiet, actuellement évêque de Saint-Jean de Maurienne, et qui a fait une étude spéciale de l’histoire du pays, qu’on y trouve encore plusieurs dénominations qui rappellent le séjour des Sarrazins, par exemple, aux environs de Modane, le vallon sarrazin et le village de Freney. On a vu que Bouche avait déjà fait une observation semblable.