[251] Voy. le recueil des Historiens de France, t. II, p. 11, etc.

[252] Le poète, par un singulier anachronisme, suppose que cet événement s’est passé sous Pepin-le-Bref. Voy. notre introduction.

[253] Voy. le Roman de Garin, t. I, p. 73 et suiv. Voy. aussi l’Histoire de Hainaut, par Jacques de Guyse, t. VIII, p. 270. Si on en croyait Delbène, De regno Burgundiæ, p. 124, les Sarrazins seraient restés beaucoup plus long-tems en Savoie. Ils seraient demeurés maîtres du château de Cules, sur les bords du Rhône, en face de Seyssel, et auraient été chassés du pays seulement en 970, par un guerrier saxon qu’il appelle Geraudus, et qu’il regarde comme la souche de la maison actuelle de Savoie; mais la véracité de Delbène est suspecte; et d’après l’observation de Guichenon, Histoire de Savoie, t. I, p. 183, le château de Cules n’a été construit que beaucoup plus tard.

[254] Chronique de l’abbaye du Saint-Gall, dans le recueil de M. Pertz, t. II, p. 137. Le chroniqueur donne quelquefois aux Hongrois le nom d’Agareni, mot qui est appliqué par les écrivains du tems aux Sarrazins, et cette circonstance a jeté quelque confusion dans son récit; mais ici il nomme expressément les Sarrazins.

[255] Witikind, dans le recueil de Meibom, scriptores rerum germanicarum, Helmstædt, 1688, t. I, p. 658.

[256] Maccary, man. arab. de la Biblioth. roy. anc. fonds, no 704, fol. 91, et no 1377, fol. 151 et suiv. Pour ce que ces relations avaient quelquefois de scientifique, voyez ci-devant, introduction, et la traduction française de la relation arabe d’Abd-allathif, par M. Sylvestre de Sacy, p. 496.

[257] Voy. précédemment, p. [143]. On lit dans le code des Ottomans ces paroles: «Quiconque profère des blasphèmes contre Dieu, contre ses attributs, contre son saint prophète, contre le livre céleste, sera mis à mort sans rémission ni délai.» Voy. Mouradgea d’Ohsson, édition in-8o, t. VI, p. 244.

[258] Voy. Mouradgea d’Ohsson, Tableau de l’empire ottoman, t. IV, p. 212 et suiv.; t. V, p. 47.

[259] Ce chrétien se nommait Recemundus; d’un autre côté Remundus est le nom d’un évêque espagnol avec qui l’historien Liutprand était en rapport d’amitié, et à qui il a adressé son histoire. Les Bollandistes en ont induit avec vraisemblance que ces noms indiquent un seul et même personnage.

[260] Sous Charlemagne la livre était de douze onces, et la livre d’argent pesait environ 77 fr. 88 c. de notre monnaie actuelle, ce qui, vu la rareté de l’argent à cette époque et à raison d’une valeur répétée neuf fois, faisait 712 fr., valeur commerciale actuelle. Voy. l’Essai sur les divisions territoriales de la Gaule, par M. Guérard, Paris, 1832, p. 172 et 181.