[287] Maccary, manuscrits arabes, no 704, fol. 101, et no 705, fol. 51.
[288] Recueil de dom Bouquet, t. X, p. 21.
[289] Almansor, tout le tems qu’il avait exercé l’autorité, avait su allier la gloire des armes, le goût des lettres et des arts, et l’amour de l’industrie et de l’agriculture. Jamais l’Espagne musulmane n’avait été plus prospère que sous sa domination. C’était l’époque où les idées chevaleresques commençaient à se développer, et avec elles un sentiment exalté de l’honneur, le respect pour le sexe faible et le courage malheureux, et d’autres idées qui devaient faire un singulier contraste avec les mœurs de la masse du peuple. Il nous paraît néanmoins que M. Viardot, dans ses Scènes de mœurs arabes, en Espagne, au dixième siècle, est allé trop loin en plaçant chez les Maures, dès le tems d’Almansor, la chevalerie avec ses institutions, telles qu’elles se développèrent plus tard chez les chrétiens. M. Viardot aurait dû donner la preuve des faits qu’il a avancés, et dont il n’est point parlé dans les chroniques contemporaines.
[290] Recueil des Historiens de France, t. X, p. 148.
[291] On a vu qu’à partir de l’an 950, l’excès du mal avait amené une amélioration. Il est certain que le besoin de la défense mutuelle et le sentiment de la dignité humaine avaient rendu quelque énergie aux esprits. C’est alors que commencent à se répandre dans toute la France et les contrées voisines, les associations des citoyens entre eux et les franchises municipales. Alors aussi paraissent sur la scène les républiques d’Italie, et celles de Marseille et d’Arles.
[292] Recueil de dom Bouquet, t. X, p. 153.
[293] Mabillon, Annales Benedictini, t. IV, p. 489 et 493.
[294] Comparez Conde, Historia, t. I, p. 590, 591 et 595, et le recueil de dom Bouquet, t. X, p. 52 et 156. Ce qui concerne ce personnage est rapporté inexactement par M. Mimaut, Histoire de Sardaigne, t. I, p. 93 et suiv. On a d’ailleurs de la peine à en concilier certains détails, avec ce qui est raconté par les écrivains italiens. Voy. la Storia di Sardegna, par M. Manno, Turin, 1826, t. II, p. 168 et suiv.
[295] Sur Maguelone, voy. le recueil des Historiens des Gaules, t. XI, p. 454, et les Monumens de quelques anciens diocèses de Bas-Languedoc, expliqués dans leur histoire et leur architecture, par MM. Renouvier et Thomassy; Montpellier, 1836, in-fol. Sur le Martigues, voyez la Statistique du département des Bouches-du-Rhône, t. II, p. 475. M. Toulousan, un des auteurs de ce bel ouvrage, a trouvé dans les archives du Martigues la mention du séjour des Sarrazins dans le pays; il en est aussi parlé, ajoute M. Toulousan, dans les archives de Fos et de Berre. A l’égard de Hyères, voy. la Promenade pittoresque et statistique dans le département du Var, par M. Alphonse Denys, Toulon, 1834, in-folio. Cet ouvrage, accompagné de lithographies et qui n’est pas encore achevé, est destiné à faire, pour le département du Var, ce que les belles publications de MM. le baron Taylor, de Cailleux et Charles Nodier, ont fait pour la Normandie, l’Auvergne, etc.
[296] Man. arab. de la Biblioth. roy., no 704, fol. 58 recto.