[297] Voy. le Traité de la guerre à faire aux infidèles, volume arabe imprimé au Caire, p. 232. Conde, citant ce même passage, fait dire de plus à Moussa, sans doute d’après quelque autre auteur arabe, que les Francs une fois en déroute étaient faibles et timides.

[298] Man. arab. de la Biblioth. roy., anc. fonds, no 596, fol. 37; et Maccary, no 704, fol. 73, recto.

[299] Maccary, no 704, fol. 45 recto.

[300] Voy. la Notice publiée par M. le marquis de Fortia d’Urban, à la suite du mémoire de M. Oelsner sur les effets de la religion de Mohammed, Paris, 1810.

[301] Comparez Pococke, Specimen historiæ Arabum, p. 33 et suiv., et Casiri, Bibliothèque de l’Escurial, t. II, p. 18 et 19. On pourrait donner une autre explication du mot sarrazin. Nous avons dit que c’est vers les commencemens de notre ère que ce nom fut d’abord mis en usage. D’un autre côté, Ptolémée, dans sa Géographie, cite un peuple appelé Machurèbe, comme occupant la province actuelle d’Alger. Voyez le Voyage de Shaw, p. 84, et les extraits placés à la fin de l’ouvrage, p. 23; voy. aussi Pline le naturaliste, liv. V, no 2. S’il était vrai qu’à la même époque, ainsi que l’assurent certains auteurs, plusieurs tribus arabes se fussent retirées dans l’Afrique occidentale, ne pourrait-on pas voir dans le mot machurèbe l’équivalent du mot arabe actuel magharibé (au singulier maghraby) signifiant occidentaux, et étant encore employé dans ce sens par les Arabes de tous les pays? et le mot scharakyoun ou orientaux n’aurait-il pas servi à désigner les Arabes demeurés fidèles à leur première patrie? mais alors pourquoi cette distinction entre les Sarrazins et les Homérites? Notre savant confrère, M. Letronne, nous a fait observer que d’après le témoignage de Strabon, de Diodore de Sicile, etc., la partie de l’Égypte située entre le Nil et la mer Rouge était dès avant notre ère, comme elle l’est encore de nos jours, habitée par des tribus arabes, et qu’elle portait le nom d’Arabie. Il serait donc également possible que la dénomination d’orientaux eût servi à distinguer les nomades restés dans la presqu’île, de ceux qui avaient traversé la mer Rouge. Encore aujourd’hui que l’Égypte est occupée par les Arabes, la contrée située à l’orient du Delta est nommée scharkyé ou orientale, et la partie comprise dans le Delta, gharbyé ou occidentale. C’est ainsi que les Goths, dès avant leur départ des pays qu’ils occupaient au nord de l’Europe, s’étaient divisés en Ostrogoths ou Goths de l’est, et Visigoths ou Goths de l’ouest; mais la difficulté qui résulte du passage de Nonnosus existe toujours.

[302] Voy. le Glossaire de la basse latinité de Ducange, au mot saraceni.

[303] Mémoire géographique sur la partie orientale de la Barbarie, par M. le comte Castiglioni. Milan, 1826, p. 84.

[304] Nouveaux Mémoires de l’Académie des inscriptions, t. XII. Mémoire de M. Saint-Martin, p. 190 et suiv.

[305] Il y avait encore, parmi les envahisseurs, des renégats et des aventuriers de toutes les provinces de l’empire grec. Ces derniers sont appelés par les écrivains arabes Roumy, par altération du mot romain, titre que se donnaient les indignes héritiers des conquêtes des Scipion et des Paul-Emile.

[306] Vie d’Agricola, ch. 28.