—Oui, encore plus vieille, répondit sévèrement le Solitaire.
—Tu me feras honneur en me la donnant, dit l'empereur repentant.
Kang-Si, sur ses habits somptueux et souillés de sang, jeta une loque informe, grise, fétide, que lui tendait le philosophe.
—Prends aussi ce bâton pour t'aider à marcher, dit le Sage en lui présentant une branche de cèdre, car le chemin est long.
—Merci et adieu, grand Solitaire! Dans la victoire comme dans la défaite je ne t'oublierai jamais.
—Marche vite, mon fils, et que la divine Raison te conduise et t'éclaire.
L'empereur s'éloigna, et après quelques pas tourna la tête pour saluer encore; il vit le Solitaire debout, à l'entrée de la grotte, une main sur la tête de son daim blanc. Tous deux, avec douceur, le regardaient partir.