Lorsqu'un homme vous donne des raisons qui sont carrées avec un trou au milieu,
Qui portent d'un côté des caractères à la signification aimable et de l'autre le nom de l'Empereur,
Qui sonnent joyeusement dans la ceinture de celui qui les approuve, on peut dire:
Voilà un homme qui donne de bonnes raisons.
Vers la cinquième heure du soir, un religieux misérablement vêtu pénétra dans Pey-Tsin par la Porte du Sud et s'enfonça dans la Cité Chinoise. Une foule tumultueuse se pressait dans l'Avenue du Centre. Çà et là des groupes inquiets, des harangueurs séditieux. Le misérable qui s'avançait avec peine au milieu de la route encombrée demanda à quelqu'un:
—Pourquoi tous ces gens s'agitent-ils ainsi?
—Parce que les Chinois dévorent enfin la bannière jaune de Tartarie!
—Tu parles sans respect de la race impériale, dit le religieux avec courroux.
—D'où viens-tu donc? Défendrais-tu encore la race de l'usurpateur?
Sans répondre, le religieux s'approcha d'un groupe de soldats chinois et leur dit:
—Arrêtez cet homme; il insulte l'empereur.