—Sots que vous êtes! cette menteuse a trompé tous les poissons, les a jetés pas bien loin d'ici sur un roc, et les a mangés. Aussi, comme je devais vivre encore, j'ai deviné la trahison de cette traîtresse et je lui ai coupé le cou. N'ayons donc plus aucune crainte; tous les animaux aquatiques seront désormais heureux....

C'était là, n'est-ce pas, une bien jolie fable?


[Chapitre XVI]

LA PARURE

Hélas! Parvati grandissait! Elle devenait belle comme le soleil et jolie comme la lune; mais déjà ce n'était plus l'enfant joueuse qui ne se plaisait qu'avec moi. C'était une vraie princesse, à qui la reine enseignait toutes les règles de l'étiquette et du cérémonial des cours.

Sa parure l'occupait beaucoup maintenant, elle, si insouciante jusque-là et qui déchirait ses pagnes à tous les buissons.

Comme tout m'était permis, je ne quittais pas les abords du pavillon qu'elle habitait et je m'arrangeais pour toujours apercevoir, du coin de l'œil, ma princesse, par les larges fenêtres ouvertes ou sous les vérandas fleuries.