—Offenburger, justement.

—Je l'aurais parié. Il faut que le banquier sente non pas de la philanthropie, mais des pépites dans l'affaire pour qu'il y mette l'ongle. C'est un malin, Offenburger!

—Et c'est un bon homme, en fin de compte, dit Norton. Infatué de son argent, glorieux, bruyant, mais pas méchant. Il vous trouve très aimable, par parenthèse. Parbleu, dit l'Américain, si vous vouliez vous marier, voilà une occasion: Mlle Hélène est assez jolie, je pense....

—Très jolie! Mais elle a deux grands défauts: elle est trop riche....

—On le lui passera, ce défaut-là!

—Et trop savante!

—Elle est de son temps.

—Alors j'aurais mieux aimé vivre du temps de sa mère, qui devait être jolie, jolie, si elle lui ressemblait. Drôle de filiation! dit le marquis. Le père, Hambourgeois et juif; la mère, Anglaise et protestante. Qu'est-ce qu'elle est, Mlle Hélène?

—Catholique!

—Complet! Le méli-mélo de la société actuelle!