— Une femme? Il n’y a personne ici que moi, Fanchette...
— Si, si... Il y a cette femme... là... (Elle étendait son bras blanc, si maigre, vers un point invisible.) Oh! je la reconnais..., je la devine... Elle veut m’emmener... Oui, j’y vais, j’y vais!
Mais, se rejetant vers Hector, s’accrochant à lui, le suppliant de la défendre:
— Eh bien! non, je ne veux pas!... Je veux rester... Gardez-moi, monsieur le marquis, protégez-moi!...
Et, tout à coup:
— Ah! bien! voilà. Elle est partie. Vous l’avez chassée. Merci. Nous allons prendre le bateau..., cette fois, n’est-ce pas? nous irons à Paris, vraiment... Vraiment? Tiens, ils s’en vont, les matelots.
En bas, ils avaient, en effet, cessé de danser leur trépidant hornpipe et ils s’en allaient vers la grève en chantant leurs chansons patriotiques où Nelson était acclamé...
Le silence se faisait dans l’auberge vide. Et un apaisement soudain succédait alors chez Fanchette à la nervosité anxieuse. Elle se sentait lasse, étrangement lasse.
Elle dit au marquis:
— La nuit est encore longue. Dormez, je vais dormir!