— Pendez-le aux vergues, Boney! Toute la salle applaudit. Les belles filles riaient. Le marquis de Beauchamp se sentait mal à l’aise. S’il partait? S’il laissait là ces matelots et ces drôles? Mais il voulut voir jusqu’où l’espèce de mime aperçu là pousserait la caricature, et il entendit, il écouta une chanson que chantait, en l’accompagnant d’une gigue, le danseur comique dressé sur ces tréteaux.
Les couplets disaient les mésaventures de Boney, trahi par la victoire comme par Joséphine, et, au refrain, le danseur, reprenant sa gigue, répétait sur un air sautillant, en un mélange de mauvais anglais et d’accent français parodié:
C’est moi Boney, le pauvre Boney,
Le Boney qui a perdu son empire de carton
Et son épée de bois!
Où me cacher? Le duc me poursuit,
Le duc va me couper les oreilles,
Au fond,
Au fond,
Du Bellérophon!