Le soir, à travers sa fenêtre entr’ouverte, Margaret entendit, comme un vague écho, les couplets d’une vieille chanson qui lui fit peur.

C’était un jeune marin ou un mousse, qui passait le long des Boompjies, une voix d’enfant, et qui chantait:

Hé! ho! matelot, matelot!

Où vas-tu sur la mer lointaine?

— Je vais chercher mon capitaine

Perdu là-bas au fond de l’eau!

Margaret sentit un frisson lui passer sur le corps; la voix, s’éloignant, continuait:

— Hé! ho! matelot, matelot!

Tu sais bien que la mer lointaine

Ne rend mousse ni capitaine.