Le peuple à la fin s'écoula.

—C'est assez, avait dit Pétion, retirez-vous!

Et plus d'un, hochant la tête, plus d'un sectionnaire qui avait entendu le roi beaucoup crier: «Vive la nation!» et ne l'avait pas vu signer un décret pour la nation, plus d'un répétait:

—Rien n'est fini. Tout est à refaire. Le veto existe. Il faudra revenir.

Et, le soir, on rentra les canons muets du 20 juin qui allaient devenir les canons terribles du 10 août.

Le 10 août est, en effet, contenu dans le 20 juin.

Le 20 juin, c'est l'avertissement que le peuple donne au roi.

Le 10 août, c'est la leçon formidable donnée au roi par le peuple.

Les sections pouvaient maintenant marcher aux Tuileries.

Elles en savaient le chemin.