Il pleurait de voir pleurer sa mère.

Mais il n'avait pas conscience qu'il s'éloignait d'elle, peut-être pour toujours, et il n'eut un pressentiment de son malheur que lorsqu'il se vit seul dans un wagon avec Régulus.

Il se mit à pleurer de nouveau et à réclamer sa mère.

Mais l'opérateur le regarda avec des yeux si noirs qu'il se tut et se cacha, tout apeuré, sous la banquette, où il resta tout le long du voyage, tassé comme un pauvre chien craignant les coups.

Régulus eut beaucoup de peine, quand on fut arrivé, à l'en faire sortir.

C'est dans ces conditions qu'ils arrivèrent, le petit et lui, au château de Marconnay, dans une mauvaise voiture que le préparateur avait louée à Sanxay.

Dès qu'elle les aperçut sautant à terre, Laurence, qui les guettait, se précipita au devant d'eux.

Ses yeux tout de suite cherchèrent l'enfant.

Mais le petit, intimidé, se cachait derrière Régulus.

Laurence eut de la peine à le faire sortir et à le prendre dans ses bras.