Elle se disait qu'elle eût préféré être la proie d'un de ces paysans qui fréquentaient le château, d'un des valets qui l'habitaient.
Cette angoisse nouvelle venant s'ajouter à toutes celles qui déjà la torturaient, à la douleur immense que lui avait causée la mort de Jacques, avait achevé de la dégoûter de la vie et du monde.
Elle se détachait de son fils, qu'elle croyait le fils du monstre.
Elle ne surveillait plus son sommeil, ne le prenait plus dans ses bras pour le hausser à ses lèvres. Elle le laissait aux soins de la nourrice, qui s'en occupait.
Et sa grand'mère l'avait remarqué.
Elle avait remarqué que Laurence n'embrassait plus son fils.
Que se passait-il dans son cerveau?
Elle ne pouvait pas le deviner.
Mais il était évident qu'une évolution s'y était faite.
En quel sens?