Elle ne s'en doutait pas.
Elle observait attentivement, et d'un air un peu anxieux, la jeune mère, dont l'état de santé devenait de nouveau inquiétant.
Que pensait-elle?
Jamais elle ne parlait. Jamais elle n'avait dit à sa grand'mère un mot de la visite que les deux femmes avaient reçue et de l'homme qui était venu.
Elle ne parlait pas davantage de quitter Fouras, de changer quoi que ce soit à la vie qu'elles menaient toutes les deux.
L'été allait finir.
De nouveau les villas, autour d'elles, devenaient vides. La plage était déserte, le casino fermé et les chemins ombragés de chênes-verts, que les vents d'ouest faisaient crier lamentablement, restaient solitaires.
La mer, devenue houleuse vers la fin de septembre, se brisait avec de grands bruits rageurs au bas des falaises. La pluie tombait souvent, rayant le ciel gris.
Et Laurence ne parlait pas de partir.
Elle ne parlait pas de faire revenir l'homme qui avait offert de donner son nom à son fils.