—40 !

—Non, 20 copecs, pas un sou de plus !—et le client s'éloigne encore.

Le cocher le rejoint : «Voyons, barine, 25 copecs !»—L'autre secoue la tête et prend place dans la voiture.

Je trouve, pour ma part, ce manège fort divertissant est très commode ; les isvoschicks étant extrêmement nombreux à Moscou, la concurrence fait que le prix des voitures est assez peu élevé.

Parfois, le cocher ne connaît pas l'endroit que vous lui désignez. Peu lui importe, d'ailleurs ; il part droit devant lui, comptant bien que vous le dirigerez avec votre canne, ou par des : «A droite !—à gauche !—tout droit !» Si vous ignorez aussi le chemin, on s'égare, voilà tout. Un jour, un isvoschick me prend à une gare et me voiture durant trois quarts d'heure dans des quartiers inconnus ; tout à coup, il arrête son cheval.

Barine, dit-il, est-ce à droite ou à gauche ?

—Mais je n'en sais rien ! où donc m'as-tu mené ?

—Je n'en sais rien non plus, barine : j'ignore où vous allez !

—Mais nous avons fait prix !