Et, d'abord, rassurez-vous: ce n'est ni Esménard, ni Luce de Lancival, ni Baour-Lormian. Et ce n'est pas non plus Saint-Marc Girardin, comme le voulait d'abord un de mes correspondants, qui s'est ravisé ensuite, ayant fait réflexion que ledit Saint-Marc n'aurait eu que sept ans au moment de cette rencontre.

Un autre m'écrit: «... Ce nom, que Marceline Desbordes-Valmore voile de cette indication,

Tu sais que dans le mien le ciel daigna l'écrire,

ne serait-il pas celui d'un des Marcellus? soit le comte Auguste de Marcellus, ou celui de son fils André-Charles? Dans la correspondance de Chateaubriand, ce nom de Marcellus revient souvent, et aussi dans le journal d'Alexandrine d'Alopens (Mme Albert de La Ferronnays).»

Quand j'ai reçu cette lettre, je venais d'arriver, en feuilletant le Bouillet, aux mêmes conclusions. Ou, plus exactement, j'écartais André-Charles, qui n'aurait eu que seize ans à l'époque du malheur de Marceline; mais j'inclinais à croire que son père, le comte Auguste du Tirac, comte de Marcellus-Demartin, auteur d'Odes sacrées, de Cantates sacrées, et d'une traduction des Bucoliques de Virgile, étant né en 1776, pourrait bien être le séducteur cherché.

Mais non, il paraît que ce n'est pas lui. Et, bien que cela lui soit sans doute égal, je fais mes sincères excuses à cet honnête mort d'avoir failli porter sur lui un jugement téméraire.

Un troisième correspondant a eu une autre idée: «... Les vers que vous citez:

Ton nom...
Tu sais que dans le mien le ciel daigna l'écrire,

me semblent s'appliquer parfaitement à Saint-Marcellin, fils naturel de Fontanes, auteur dramatique et journaliste, et qui fut tué en duel en 1819 ou 1820.»

Eh bien! non, il paraît que ce n'est pas non plus Saint-Marcellin.