—Vous avez raison.
Nous nous séparâmes enchantés l'un de l'autre. Et moi, très fier de moi-même, je me dis que décidément j'étais digne de mon maître Maurice Parent.
Qu'avait-il fait pendant ce temps?
IX
Dès que Maurice m'aperçut:
—Eh bien! me dit-il, m'apportez-vous ma photographie?
Je la lui remis aussitôt. Ce portrait avait été tiré quelques heures après le crime; la tête de la victime respirait la terreur, les traits étaient convulsés, les yeux à demi fermés. Du reste, je ne comprenais guère de quel intérêt pouvait être cette pièce dans la recherche de la vérité.
Maurice y jeta d'abord un regard distrait; puis tout à coup je vis son regard prendre cette étrange fixité dont j'ai parlé. Il s'absorba pendant près d'un quart d'heure dans une contemplation muette que je n'osai pas troubler, bien que je brûlasse de lui faire part de mes observations.
Il se leva, alla à sa bibliothèque, prit un livre que je reconnus pour le traité de Lavater, nota un passage, puis ferma le livre et se tourna vers moi:
—Ah! me dit-il, je vous demande pardon.