Cette fois son embarras fut indéniable.

—Monsieur veut parler de M. Paul X.?

—En effet, je suis de ses amis. J'arrive d'un long voyage, et il me tarde de lui serrer la main.

—Monsieur arrive de voyage?… alors il ne sait peut-être pas…

—Quoi donc?

—Que M. Paul ne reçoit jamais personne et que nul ne se peut vanter de l'avoir vu depuis plus de six mois… Ah! c'est une grande pitié, Monsieur, une vraie pitié!

—Que voulez-vous dire?… Il est arrivé quelque malheur?…

—Quand je disais que Monsieur ne savait pas… la pauvre petite dame est morte…

—Morte! m'écriai-je avec une angoisse profonde. Quoi! vous voulez parler de la femme de Paul, de cette chère et exquise créature!

—Monsieur a bien raison, ç'a été une grande perte pour le pays. Vous me croirez si vous voulez, Monsieur, mais tout le monde l'aimait et la plaignait aussi, car elle a été longue à dépérir. Elle était si faiblotte! Voyez-vous, le château est mal placé, et on y a des fièvres. Je ne comprends pas que M. Paul ait amené là une femme délicate comme ça!