—Je ne le tuerai pas!...
—Ah! Dieu soit béni! cria Marie.
—Ne vous hâtez pas de vous réjouir.... Car peut-être, plus tard, pleurerez-vous, en comprenant qu'il vaudrait mieux pour lui qu'il fût mort!...
—Que voulez-vous dire? s'écria Marie.
—En vérité! avez-vous donc cru à un rayon de pitié?... Ce serait trop de folie!... Avez-vous eu pitié de moi jadis?...
—Mais... que prétendez-vous donc? fit Marie, saisie par un nouvel effroi...
—Je vais vous le dire, Marie de Mauvillers.... Je sais que la mort n'est pas une vengeance suffisante.... Vous, morte!... l'enfant mort! après? que me resterait-il, à moi? Je veux, au contraire, pendant longtemps, bien longtemps, savourer cette vengeance qui est aujourd'hui et qui sera dans l'avenir toute ma vie!...
—Mais parlez! parlez donc!
—Je ne vous tuerai pas, dit Biscarre. Je ne tuerai pas votre enfant.... Seulement...
—Achevez!