—Chacun a ses amis; je les ai pris où je les ai trouvés....
—D'accord. Mais pouvez-vous donner le nom d'amis à des hommes qui, comme Biscarre, par exemple, vous ont fait tant de mal?
Le nom de Biscarre avait sonné aux oreilles de Dioulou comme un coup de clairon.
Il releva la tête et son regard se croisa avec celui du juge.
—Biscarre est mort! dit-il nettement.
—Vous croyez? fit le juge en feuilletant de nouveau le dossier qu'il avait abandonné tout à l'heure. Êtes-vous bien certain de ce que vous affirmez là?
—Biscarre est mort! répéta Dioulou en appuyant sur les mots.
M. Varnay laissa échapper un soupir.
—En ce cas, il est inutile que je vous fasse connaître certains faits qui me semblaient de nature à vous intéresser... mais qui sont évidemment basés sur des calomnies....
—Des faits... intéressants pour moi?