Nous avons sous les yeux un plan qui fait partie du dossier des Loups de Paris, et qui prouve que derrière les cryptes visitées par M. Louft, s'étendaient de vastes souterrains, dont l'ouverture extérieure avait été murée.

C'est là que nous invitons le lecteur à nous suivre, et quelle que soit sa répugnance à pénétrer avec nous dans ces lieux de ténèbres et d'horreur, nous sommes convaincu qu'il n'hésitera plus en entendant la voix de deux anciennes connaissances:

—Aïe! faisait l'une.

—Sapristi! criait l'autre.

—Écoute, Goniglu, ça devient intolérable!... Voilà que les rats ont presque achevé de manger ma botte... et maintenant ils s'attaquent à mon pied....

—Ki! ki! ki! répondaient des voix qui n'avaient rien d'humain.

—Aïe! reprenait Goniglu.

—Sapristi! criait encore Muflier.

A vrai dire, la situation ne paraissait pas s'être améliorée. Le lieu où ils se trouvaient était plongé dans la plus profonde obscurité. Le sol détrempé formait une boue immonde, et c'était sur cette couche plus humide que toute la paille de tous les cachots réunis que les deux amis gisaient étendus.

Et l'on entendait des frottements sans nombre. Puis des ki! ki! qui étaient un signal d'attaque. En vain Goniglu et Muflier, dégagés de leurs liens, lançaient des coups de pied à droite et à gauche; en vain leurs talons écrasaient parfois un imprudent, les hordes innombrables se reformaient en phalange macédonienne.