Cette tunique était serrée à la taille par une ceinture de drap d'or recouverte elle-même d'une large tresse noire, sur laquelle scintillaient des diamants.
Aux pieds, des espèces de sandales dépassant les doigts d'un pouce environ et saillant en pointe.
Enfin de ses manches sortaient ses bras maigres, qu'un bracelet d'or, large de deux pouces, serrait au-dessus du coude.
Soëra, sur un signe d'Armand, entra dans la salle.
Les yeux, ouverts autant que le leur permettaient les paupières bridées aux tempes, étincelaient d'un reflet éclatant.
Il fit quelques pas, se prosterna devant Armand, prit sa main et la baisa.
—Martial, dit Armand de Bernaye, regardez cet homme, le reconnaissez-vous?
Mais déjà Martial s'était élancé, criant:
—C'est lui! c'est le Roi du Feu! c'est l'homme qui jadis est venu dans la maison de mon père!
En même temps, Soëra, se tournant vers Martial, avait poussé un cri de surprise et de joie: