—Et dans cette suite, dis-je avec élan à mon interlocuteur, y a-t-il une fugue? une marche? un nocturne?...

—Exactement, me répondit-il.

—Mais alors, fis-je, c'est ma suite!...

Je courus rue Laffitte et, comme un fou, je remontai mes cinq étages, raconter l'aventure à ma femme et à sa mère.

Pasdeloup ne m'avait aucunement prévenu.

Je vis ma première suite d'orchestre affichée sur le programme pour le surlendemain, dimanche.

Que faire pour entendre ce que j'avais écrit?

Je me payai une troisième et je m'écoutai perdu dans cette foule compacte, comme il y avait tous les dimanches à ces places, où l'on restait debout.

Chaque morceau fut vraiment très bien accueilli.

Le dernier se terminait lorsqu'un jeune homme, presque mon voisin, siffla à deux reprises. Chaque fois, cependant, la salle protesta, applaudissant d'autant plus chaleureusement. L'effet recherché par ce trouble-fête était donc manqué.