«Ketha, mon seigneur, était dans son nouveau royaume, à Zeilsdorf (petit bien que possédait Luther), quand tes lettres sont arrivées.»

Il écrit à Spalatin: «Mon Ève demande tes prières pour que Dieu lui conserve ses deux enfans, et lui accorde d'en concevoir et d'en enfanter heureusement un troisième.» (15 mai 1528.)

Cochlæus appelle la femme de Luther: dignum ollæ operculum (page 73).

Luther prie Nicolas Amsdorf d'être parrain de sa fille Magdalena (5 mai 1529): «Digne seigneur! le Père de toute grâce nous a accordé, à moi et à ma bonne Catherine, une chère petite enfant. Dans cette circonstance, qui nous rend si joyeux, nous vous prions de remplir un office chrétien, et d'être le père spirituel de notre pauvre petite païenne, pour la faire entrer dans la sainte communauté des chrétiens, par le divin sacrement du baptême. Que Dieu soit avec vous!»

Luther eut trois fils, Jean, Martin, Paul, et trois filles, Élisabeth, Madeleine, Marguerite. Les deux premières de ses filles moururent jeunes, l'une à l'âge de huit mois, l'autre à treize ans. On lisait sur le tombeau de la première: Hic dormit Elisabetha, filiola Lutheri.

La descendance mâle de Luther s'éteignit en 1759. (Ukert, I, p. 92.)

Il y a dans l'église de Kieritzsch (village saxon), un portrait de la femme de Luther en plâtre, portant l'inscription suivante: Catarina Lutheri gebohrne von Bohrau, 1540. Ce portrait avait appartenu à Luther. (Ukert, I, 364.)

[a79] Page 220, ligne 11.—Cette période d'atonie...

Il s'indigne à son tour contre les prédicateurs trop véhémens. «Si N***, écrit-il à Hausmann, ne peut se modérer, je le ferai chasser par le prince.

»Je vous avais déjà prié, dit-il au même prédicateur, de prêcher paisiblement la parole de Dieu, en vous abstenant de personnalités et de tout ce qui peut troubler le peuple sans aucun fruit... Vous parlez trop froidement du sacrement et restez trop long-temps sans communier.» (10 février 1528.)