[a65] Page 143, ligne 17.—Je te le conseille, juriste, laisse dormir le vieux dogue...

Dans son avant-dernière lettre à Mélanchton (6 février 1546), il dit en parlant des légistes: «O sycophantes, ô sophistes, ô peste du genre humain!... Je t'écris en colère, mais je ne sais si, de sang froid, je pourrais mieux dire.»

[a66] Page 143, ligne 24.—Juristes pieux...

Il souhaite qu'on améliore leur condition.

«Les docteurs en droit gagnent trop peu et sont obligés de se faire procureurs. En Italie, on donne à un juriste quatre cents ducats ou plus par an; en Allemagne, ils n'en ont que cent. On devrait leur assurer des pensions honorables, ainsi qu'aux bons et pieux pasteurs et prédicateurs. Faute de cela, ils sont obligés pour nourrir leurs femmes et leurs enfans, de s'occuper de l'agriculture et des soins domestiques.» (Tischreden, page 414.)

[a67] Page 143.—Fin du chapitre.

Au comte Albrecht de Mansfeld, au sujet d'une affaire de mariage: «Les paysans, les gens grossiers qui ne recherchent que la liberté de la chair, les légistes qui décident toujours contre la foi, m'ont rendu si las, que j'ai rejeté décidément le fardeau des affaires de mariages, et que j'ai dit à plusieurs de faire, au nom de tous les diables, ce qu'il leur plaira: Sinite mortuos sepelire mortuos. Le monde veut le pape! qu'il l'ait, s'il n'en peut être autrement. Tous les légistes tiennent pour lui. Je ne sais vraiment si, moi mort, ils auront le courage d'adjuger, à mes enfans, le nom de Luther et mes guenilles! Ils jugent toujours d'après le droit papal. A qui la faute? A vous autres seigneurs, qui les rendez trop fiers, qui les soutenez dans tout ce qui leur plaît de décider, qui opprimez les pauvres théologiens, quelque raison qu'ils puissent avoir...» (5 octobre 1536.)

«Il faudrait dans un pays deux cents pasteurs contre un juriste. Nous devrions, en attendant, changer en pasteurs les juristes et les médecins. Vous verrez que cela viendra.» (Tischreden, page 4, verso.)

[a68] Page 151, fin du chapitre.

Discussion confidentielle entre Mélanchton et Luther. (1536.)