Luther éprouva une rechute dangereuse à Wittemberg. Obligé de rester à Gotha, il se croyait près de la mort. Il dicta à Bugenhagen, qui était avec lui, sa dernière volonté. Il déclara qu'il avait combattu la papauté selon sa conscience, et demanda pardon à Mélanchton, à Jonas et à Cruciger des offenses qu'il pouvait leur avoir faites. (Ukert, t. I, p. 325.)
[a77] Page 202, ligne 2.—Ma véritable maladie...
Luther fut atteint de bonne heure de la pierre; cette maladie le faisait cruellement souffrir. Il fut opéré le 27 février 1537.
«Je commence à entrer en convalescence, avec la grâce de Dieu, je rapprends à boire et à manger, quoique mes jambes, mes genoux, mes os tremblent, et que je me porte à peine. (21 mars 1537.)
»Je ne suis, même sans parler des maladies et de la vieillesse, qu'un cadavre engourdi et froid.» (6 décembre 1537.)
[a78] Page 215, ligne 10.—Les comtes de Mansfeld...
Il avait essayé en vain de réconcilier les comtes de Mansfeld. «Si l'on veut, dit-il, faire entrer dans une maison un arbre coupé, il ne faut pas le prendre par la tête; toutes les branches l'arrêteraient à la porte. Il faut le prendre par la racine, et les branches plieront pour entrer. (Tischreden, p. 355.)
[a79] Page 222.—A la fin du chapitre.
Nous réunissons ici plusieurs particularités relatives à Luther.
Érasme dit de lui: «On loue unanimement les mœurs de cet homme; c'est un grand témoignage que ses ennemis même n'y trouvent pas matière à la calomnie.» (Ukert, t. II, page 5.)