«La femme est le plus précieux des trésors. Elle est pleine de grâces et de vertus; elle garde la foi.»

—«Le premier amour est violent, il nous enivre et nous enlève la raison. L'ivresse passée, les âmes pieuses conservent l'amour honnête; les impies n'en conservent rien.»

—«Mon doux Seigneur! si c'est ta volonté sainte que je vive sans femme, soutiens-moi contre les tentations; sinon, veuille m'accorder une bonne et pieuse jeune fille, avec laquelle je passe doucement ma vie, que j'aime et dont je sois aimé en retour.» (Tischreden, p. 329-31.)

[a41] Page 71, ligne 8.—Asseyons-nous à sa table...

Il y était toujours entouré de ses enfans et de ses amis, Mélanchton, Jonas, Aurifaber, etc., qui l'avaient soutenu dans ses travaux. Une place à cette table était chose enviée.—«J'aurais volontiers, écrit-il à Gaspard Muller, reçu Kégel au nombre de mes pensionnaires, pour différentes raisons; mais le jeune Porse de Jéna allant bientôt revenir, la table sera pleine, et je ne puis pourtant congédier mes anciens et fidèles compagnons. Si cependant il se trouve plus tard une place vacante, comme cela pourrait arriver après Pâques, je ferai avec plaisir ce que vous désirez, à moins que le seigneur Catherine, ce que je ne pense pas, ne veuille nous refuser sa grâce.» (19 janvier 1536.) Dominus Ketha, c'était le nom qu'il donnait souvent à sa femme. Il commence ainsi une lettre qu'il lui écrit le 26 juillet 1540: «A la riche et noble dame de Zeilsdorf[7], madame la doctoresse Catherine Luther, domiciliée à Wittemberg, quelquefois se promenant à Zeilsdorf, ma bien-aimée épouse.»

[a42] Page 77, ligne 8.—Mariage...

«Le mariage, que l'autorité approuve et qui n'est point contre la parole de Dieu, est un bon mariage, quel que soit le degré de parenté.» (Tischreden, page 321.)

Il blâmait fort les juristes qui, «contre leur propre conscience, contre le droit naturel, divin et impérial, maintenaient comme valables les promesses secrètes de mariage. On doit laisser chacun s'arranger avec sa conscience. On ne peut forcer personne à l'amour.

«Les dots, présens de lendemain, biens, héritages, etc., ne regardent que l'autorité. Je veux les lui renvoyer, afin qu'elle en charge ses gens, ou qu'elle décide elle-même. Nous sommes pasteurs des consciences, non des corps ou des biens.» (Tischreden, p. 315)

Consulté dans un cas d'adultère, il dit: «On doit les citer et ensuite les séparer. De tels cas regardent proprement l'autorité, car le mariage est une chose temporelle. Il n'intéresse l'Église qu'en ce qui touche la conscience.» (Tischreden, p. 322.)