[102]: Sur les trois membres de la cité, les batteurs (aidés des bourgeois) déclarent qu'ils veulent traiter. Ils demandent au troisième membre, composé des petits métiers, s'ils croient résister, lorsque la ville de Liége, lorsque le roi de France ont fait la paix?... Ils ne se plaignent de personne; ils n'attestent point le droit qu'ils auraient eu d'ordonner, dans une ville qui, après tout, était née de leur travail, et qui, sans eux, n'était rien. Ils invoquent seulement le droit de la majorité, celui de deux membres, d'accord contre un troisième. Ce troisième résiste. Il demande si l'on veut, sous ce prétexte, le mettre en servitude. «Mais quelle servitude plus grande, répliquent les autres, que la guerre, la ruine de corps et de biens? Dans un navire en péril ne faut-il pas jeter quelque chose pour sauver le reste? n'abat-on pas un mur pour sauver la maison en feu?

[103]: Très-fort chez nous autres Français. Les missionnaires remarquent qu'au Canada les sauvages se francisaient peu; mais les Français prenaient volontiers la vie errante des sauvages.

[104]: Voyez plus haut la page 15, note 1. Les Liégeoises devaient leur influence, non à la loi, mais à leur caractère énergique et violent. Les Flamandes devaient la leur, au moins en grande partie, à la faculté qu'elles avaient de disposer plus librement de leur bien.

[105]: On trouve encore, après tant de révolutions, un grand nombre de ces chroniques de famille (Observation de M. Levalleye).

[106]: Ils étaient probablement poussés par Raes et autres meneurs, qui voulaient encore essayer de leur Allemand.—Voir le détail si curieux dans Adrianus de Veteri Bosco, Ampliss. Collectio, IV. 1291-2.

[107]: «Fait bon à croire que ung roi de France... doibt et peut bien tenir une longue suspense entre dire et faire, avant que... soy former ennemy... contre ung bras constitué champion de l'Église... Quand il l'auroit aidié à destruire par tels vilains, si eût-il accru sa honte et son propre domage en perdition de tant de noblesse que le duc y avoit, lequel fesoit encore à craindre à ung roy de France pour mettre sa noblesse... contre ly, par adjonction à fière vilenaille, que tous roys et princes doivent hayr pour la conséquence.» Chastellain.

[108]: Dans un récit, au reste très-hostile, on voit que cette populace noya des prêtres qui refusaient d'officier. (Du Clercq; Suffridus Petrus.)

[109]: C'est ce qu'on lit dans les actes. Les chroniqueurs disent 4,000! 40,000, etc.

[110]: Un auteur, très-partial pour la maison de Bourgogne, avoue que les batteurs en cuivre abrégèrent la défense: «Ad hanc victoriam tam celeriter obtinendam auxilium suum tulerunt fabri cacabarii.» Suffridus Petrus, ap. Chapeauville, III, 158.

[111]: «Cum tubicinis, mimis et tympanis.» Adrianus de Veteri Bosco, ap. Martène IV, 1295. Voir aussi plus haut, p. 147, note 3.