[102]: Dans Grégoire de Tours (ap. Scr. fr. II, 467), saint Simplicius voit de loin promener par la campagne, sur un char traîné par des bœufs, une statue de Cybèle. La Cybèle germanique, Ertha, était traînée de même. Tacit. German.

[103]: Ils y ont été souvent maltraités, il est vrai, mais bien moins qu'ailleurs. Ils ont eu des écoles à Montpellier et dans plusieurs autres villes du Languedoc et de Provence.

[104]: Indépendamment de ce lien commun, quelques-uns se voueront à cet homme qui les nourrit, qu'ils aiment. Ainsi prendront naissance les dévoués des Galls et des Aquitains.

Cæsar, B. Gall., l. III, c. XXII: «Devoti, quos illi soldurios appellant... Neque adhuc repertus est quisquam qui, eo interfecto, cujus se amicitiæ devovisset, mori recusaret.»—Athenæus, l. VI, C. XIII:... Αδιάτομον τὸν τῶν Σωτιανῶν βασιλέα (ἕθνος δὲ τοῦτο Κελτικὀν) ἐξακοσίους ἔχειν λογάδας περὶ αὐτὸν, οὒς καλεῖσθαι ὑπὸ Γαλατῶν Σιλοδούρους, ἓλληνιστὶ ἔυχωλιμαίους.—Zaldi ou Saldi, cheval, dans la langue basque.

Voyez les [Éclaircissements] à la fin du chapitre sur les races de l'Angleterre.

(Extrait de l'ouvrage de M. Price.)

[105]: M. Champollion-Figeac en a reconnu jusque dans le Dauphiné.—On retrouve à Marseille, sous forme chevaleresque, la tradition de la reconnaissance d'Ulysse et de Pénélope.—Naguère encore l'Église de Lyon suivait les rites de l'Église grecque.—Il paraît que les médailles celtiques, antérieures à la conquête romaine, offrent une grande ressemblance avec les monnaies macédoniennes. Caumont, Cours d'Antiq. monument., I, 249.—Tout cela ne me semble pas suffisant pour conclure que l'influence grecque ait modifié profondément, intimement, le génie gaulois. Je crois plutôt à l'analogie primitive des deux races qu'à l'influence des communications.

[106]: Strabon.

[107]: S. August., de civ. Dei, l. XIX, c. VII: «At enim opera data est ut imperiosa civitas non solum jugum, verum etiam linguam suam domitis gentibus, per pacem societatis imponeret.»

Val. Max., l. II, c. II: «Magistratus vero prisci, quantopere suam populique romani majestatem retinentes se gesserint, hinc cognosci potest, quod, inter cætera obtinendæ gravitatis indicia, illud quoque magna cum perseverantia custodiebant, ne Græcis unquam nisi latine responsa darent. Quin etiam ipsa linguæ volubilitate, qua plurimum valent, excussa, per interpretem loqui cogebant; non in urbe tantum nostra, sed etiam in Græcia et Asia; quo scilicet latinæ vocis honos per omnes gentes venerabilior diffunderetur.»