Mais la Mort, d’un air ironique : « Remercie-moi, je suis la bienfaitrice du genre humain. Eh ! sans moi, sans le soin que j’ai pris de détruire à mesure cette race dangereuse, le monde se fût éteint plus tôt ; ils auraient épuisé la terre, et tu aurais fini ; tu serais mort, comme tu vas mourir. »
Il n’attend pas le coup, il plonge au centre du globe ; il s’établit sur la masse immense des soufres et des bitumes. Le flambeau à la main, il attend. Elle avance. Il jette l’étincelle. Telle est l’explosion, que la terre recule sur elle-même, elle vole en débris ; elle lance les Alpes au ciel, lance les Pyrénées. La Mort n’atteint pas moins, au sein de ce chaos, le Génie, qui expire.
Et avec lui, les ténèbres finissent. Un jour plus doux que celui de la lune, plus éclatant que le soleil, mais libre, et non concentré dans un astre, vient redorer le firmament. C’est l’aurore de l’Éternité.
FIN DU TOME TROISIÈME.
TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS LE TOME TROISIÈME
Pages | ||
| Avant-propos | ||
| Préface. — Coup d’œil sur l’ensemble de ce siècle etsur son déclin rapide | ||
| Tous les États déclinent en ce moment | ||
| Le dix-neuvième siècle | ||
| Naquit métis et bâtard | ||
| Le dix-huitième eut une allure très simple | ||
| L’ascension vers la liberté | ||
| Le dix-neuvième penche vers la fatalité | ||
| Son impuissance philosophique | ||
| Sa fécondité littéraire | ||
| Il a eu d’admirables renouvellements | ||
| Combien il a changé | ||
| De médecine | ||
| De régime alimentaire | ||
| Son énervation | ||
| La confession, le roman, l’alcool | ||
| Ce siècle se relèvera-t-il ? | ||
| Quelques vues d’avenir | ||
LIVRE PREMIER | ||
| France. — Italie. — Russie | ||
I. | Le nouveau gouvernement. — Plus de lois ; deshommes. — Le choix des fonctionnaires | |
II. | Lutte de la France et de la Russie. — Nelson et Souvarowen Italie | |
III. | Campagne de mai 1800. — Passage du grand Saint-Bernard. — Faminede Gênes. — Masséna abandonné | |
IV. | Marengo (14 juin 1800). — La bataille perdue etgagnée | |
V. | Le tyran. — Le cancer. — Machine infernale. — Aveugleproscription (fin de l’année 1800) | |
VI. | Le czar Paul. — Son amour pour la France (1798-1800) | |
VII. | Le czar Paul. — Ses projets. — Sa mort (31 mars 1801) | |
VIII. | Suites de la mort de Paul. — Tyrannie des Anglais surmer, de Bonaparte sur terre. — Paix d’Amiens. — Concordat(1802) | |
IX. | Le triomphe de l’ennui. — Retour impuissant dupassé. — Chateaubriand (1861-1806) | |
X. | Grainville. — Le Dernier homme | |
LIVRE DEUXIÈME | ||
| Angleterre. — France (1798-1805) | ||
I. | Malthus (1798) | |
II. | Watt et la machine. — Incroyable enrichissement del’Angleterre | |
III. | Rupture de la paix (1803). — Lutte d’Hortense et Joséphinecontre les frères de Bonaparte | |
IV. | Conspirations royalistes contre le futur empereur. — Enghien,Moreau, Pichegru, Cadoudal. — Février-mai(1804) | |
V. | La folie de Bonaparte pour le fils aîné d’Hortense. — Joséphinelui impose une démarche humiliante | |
VI. | Le sacre. — Le pape à Paris. — Triomphe d’Hortenseet Joséphine sur les frères de Bonaparte | |
LIVRE TROISIÈME | ||
| Allemagne | ||
I. | Allemagne politique | |
II. | Renaissance littéraire et morale de l’Allemagne. — L’écolecritique et fantaisiste. — L’école de l’énergie(avant 1806) | |
III. | Ni la France, ni l’Allemagne, ni l’Angleterre ne voulaientfortement la guerre. — Retour et déclin dePitt (1805) | |
IV. | Triomphe d’Ulm. — Désastre de Trafalgar (octobre1805) | |
V. | Austerlitz (2 décembre 1805) | |
VI. | Indécision d’Alexandre. — Mécontentement de laRussie et de l’armée russe contre Alexandre | |
VII. | L’âme de la grande armée (1806) | |
VIII. | La banque se joue de Bonaparte. — Ouvrard fait agirensemble Bonaparte et Pitt (1805) | |
IX. | Iéna | |
X. | Le décret de Berlin. — Servitude du continent | |
XI. | Napoléon devant la Pologne (1807) | |
XII. | Bataille d’Eylau (8 février 1807) | |
XIII. | Friedland (juin 1807). — Découragement d’Alexandre | |
XIV. | Tilsitt. — Le partage du monde européen (1807) | |
XV. | L’arrière-scène de Tilsitt. — Comment la résistancenaissante profite de l’aveuglement de Napoléon | |
LIVRE QUATRIÈME | ||
| Occupation de Rome, de Lisbonne, de Madrid (1808) | ||
I. | Occupation de Rome (mars 1808) | |
II. | La trahison d’Espagne (1808) | |
III. | Le soulèvement de l’Espagne (mai 1808) | |
IV. | L’expiation. — Revers de Napoléon à Baylen et Cintra(1808) | |
V. | La comédie d’Erfurth (septembre-octobre 1808) | |
VI. | Le démembrement de la grande armée. — Les arrabiati(1808) | |
VII. | Essling et Wagram (1809) | |
VIII. | Mariage d’Autriche (1810) | |
IX. | Napoléon se brouille avec ses frères, s’étend de touscôtés, menace la Russie (1810) | |
X. | Expéditions de Portugal, de Russie (1811-1812). — Lesguerres de l’incendie | |
LIVRE CINQUIÈME | ||
| Russie. — Allemagne (1812-1815). — France (1812-1815) | ||
I. | Désastre de Moscou. — Déroute de l’armée française | |
II. | Malet. — Dispositions de l’armée au retour | |
III. | Bataille de Leipsick (1813) | |
IV. | Campagne de 1814. — Abdication de Napoléon. — Saférocité pour Paris | |
V. | Du caractère, du cœur de Bonaparte | |
LIVRE SIXIÈME | ||
| Restauration. — Les Bourbons. | ||
I. | La Charte. — Louis XVIII (1814) | |
II. | Les Cent jours | |
III. | Waterloo (18 juin 1815) | |
APPENDICE | ||
| Grainville. Le poème du Dernier homme | ||
FIN DE LA TABLE DU TOME TROISIÈME
PARIS. — IMPRIMERIE ÉMILE MARTINET, RUE MIGNON, 2.