[38] Alors tout nouveau. Il commence au douzième siècle.

[39] C'est la découverte qui immortalise Claude Bernard.

[40] Je cite de mémoire. Dans cette histoire, tant de fois répétée, ce n'est pas Coucy, c'est Cabestaing, ménestrel provençal, qui est page, châtelain ou domestique, comme on disait, du mari.

[41] J'ai tort de dire inextinguible. On voit que de nouveaux philtres deviennent souvent nécessaires. Et ici je plains la Dame. Car cette furieuse sorcière, dans sa malignité moqueuse, exige que le philtre vienne corporellement de la Dame elle-même. Elle l'oblige, humiliée, à fournir à son amant une étrange communion. Le noble faisait aux juifs, aux serfs, aux bourgeois même (Voy. S. Simon sur son frère), un outrage de certaines choses répugnantes que la Dame est forcée par la sorcière de livrer ici comme philtre. Vrai supplice pour elle-même. Mais d'elle, de la grande Dame, tout est reçu à genoux. Voir plus bas la note tirée de Sprenger [59].

[42] La moins mauvaise est celle de Lancre. Il est homme d'esprit. Il est visiblement lié avec certaines jeunes sorcières, et il dut tout savoir. Son sabbat malheureusement est mêlé et surchargé des ornements grotesques de l'époque. Les descriptions du jésuite Del Rio et du dominicain Michaëlis sont des pièces ridicules de deux pédants crédules et sots. Dans celui de Del Rio, on trouve je ne sais combien de platitudes, de vaines inventions. Il y a cependant, au total, quelques belles traces d'antiquité dont j'ai pu profiter.

[43] A la bataille de Courtrai. Voy. aussi Grimm et mes Origines.

[44] Ceci est de Del Rio, mais n'est pas, je crois, exclusivement espagnol. C'est un trait antique et marqué de l'inspiration primitive. Les facéties viennent plus tard.

[45] On lui suspendait au bas du dos un masque ou second visage. Lancre, Inconstance, p. 68.

[46] Ce point si grave que la femme était autel elle-même, et qu'on officiait sur elle, nous est connu par le procès de la Voisin, que M. Ravaisson aîné a publié avec les autres Papiers de la Bastille. Dans ces imitations, récentes, il est vrai, du Sabbat, qu'on fit pour amuser les grands seigneurs de la cour de Louis XIV, on reproduisit sans nul doute les formes antiques et classiques du Sabbat primitif, même en tel point qui avait pu être abandonné dans les temps intermédiaires.

[47] Cette offrande charmante du blé et des oiseaux est particulière à la France. (Jaquier, Flagellans, 51. Soldan, 225.) En Lorraine et sans doute en Allemagne, on offrait des bêtes noires: le chat noir, le bouc noir, le taureau noir.