«Laissez approcher les petits.»

Douce parole. Ils approcheraient, mais s'ils voient la verge derrière?...

Dans les quatre Évangiles, ces livres compilés de doctrines si divergentes, je vois rapprochées pêle-mêle la douceur, la sévérité.

«Approchez.» Mais je vois la géhenne éternelle, le monopole des élus, de ceux qui plaisent à Dieu et pour qui seuls parle Jésus (voyez plus haut). Quel sujet d'épouvante pour tout le genre humain! pour tant d'autres qui n'ont pas plu!

Nul innocent en ce système. Tous en naissant sont deux fois condamnés.

Condamnés pour Adam, pour le péché durable qui a gâté la race pour toujours;

Condamnés comme fils de la concupiscence, du plaisir où ils sont conçus.

La femme qui rougit de son corps et de sa funeste beauté, rougira plus encore de la revoir plus belle dans l'enfant, cette éblouissante et tendre fleur de sang, le triomphe de la chair même.

Dompter la chair, la pâlir, l'amortir, c'est la vocation du chrétien. Scandaleuse est la vie luxuriante de ce petit païen. Il faudra la réduire, en comprimer l'essor par une pauvre alimentation, tranchons le mot, un demi-jeûne.

Il a grandi à peine que déjà perce sa malice. Qu'a servi le baptême? Le démon, que ce sacrement adjurait de sortir, n'est pas sorti du tout. On le reconnaît à vingt signes.