L'acte de la prison, bien que ne valant pas celui de la Tour de Nesle, est assez intéressant.

Tous les familiers guettent le fils d'Israël, qui ne se décide pas, ce que voyant, un geôlier plus avisé que les autres lui donne une corde et aide à son évasion.

Poussant le dévouement plus loin, il s'élance avec lui dans la barque, et, à peine en sûreté, le juif se réjouit et demande à son sauveur comment il pourra s'acquitter envers lui.

—Peuh! c'est bien simple, répond le geôlier, laisse-moi t'ouvrir le ventre.

Et il sort un couteau d'un pied de long. Ce que voyant le juif, qui n'y va pas par quatre chemins, flanque le geôlier à l'eau et gagne le rivage.

A peine a-t-il touché le rivage qu'il est arrêté par les gendarmes. Le brigadier, dont il a, la veille, dégraissé l'uniforme, veut bien le soustraire à la potence.

—Comment feras-tu? demande le juif transporté de joie.

—Ah! c'est bien simple, je vais t'ouvrir le ventre.

Et il sort son sabre.