En se retirant il dit à Malenson:

—Moi, si j'étais que vous, je le flanquerais à la porte, ce particulier-là.

—Impossible, fit Malenson, il me doit de l'argent et il m'a prédit que, si je le tourmentais, il pousserait sur ma tombe un gazon ridicule.

Le brigadier était sceptique, il haussa les épaules.

—Vous n'avez pas honte, dit-il, vous un homme établi, d'avoir des superstitions comme ça; d'ailleurs est-ce que la police n'est pas là?

Malenson rassuré donna congé au pauvre Colline II.

Colline Ier, le vrai Colline, s'appelait et s'appelle encore, Dieu merci, Vallon.

M. Vallon est un écrivain fort estimable, mais il est surtout un philosophe catholique, spécialité assez rare aujourd'hui.

Il est né à Laon, pays de Champfleury, mais je ne saurais dire si ce fut Champfleury qui l'introduisit dans la Bohême ou si ce fut lui qui y guida les pas de l'auteur de la Mascarade parisienne, peut-être y arrivèrent-ils l'un portant l'autre.

Non, cette dernière supposition est invraisemblable parce que, pendant le temps que Vallon passa dans la Bohême, il ne porta que deux choses.