On les exporte comme s'ils faisaient partie de l'article de Paris; on les déporte comme s'ils avaient fait partie de la Commune.
«On vient d'embarquer au Havre une cargaison de petits oiseaux pour la nouvelle-Zélande, qui est, paraît-il, ravagée par les chenilles.»
C'est un journal grave, sérieux, honnête, qui dit cela sans autres commentaires.
La Nouvelle-Zélande est dévorée par les chenilles; et la France donc! N'en a-t-elle pas de toutes les couleurs, des noires, des rouges, des jaunes, des vertes, des bleues, sans compter les chenilles qui mangent les budgets. Hélas! pour celles-là, les oiseaux n'y peuvent rien.
Il y a une conclusion toute simple à tirer de ce fait.
La Nouvelle-Zélande est dévorée de chenilles, la France aussi.
Les Nouveaux-Zélandais détruisent leurs chenilles avec les oiseaux des Français, qui gardent leurs chenilles. Donc, les Nouveaux-Zélandais sont très intelligents et les Français ne sont que des... gens moins intelligents que les Nouveaux-Zélandais.—C'est bien dur tout de même.