Les boutons du caleçon sont au complet. Madame Vernet l'agite. Le derrière se gonfle comme s'il y avait quelqu'un. Étourdi par la chaleur et le peu que j'ai bu, je me le figure empli pour de bon. J'y entre moi-même. Il est trop large, et Madame Vernet, à genoux, sa tête à hauteur de mes hanches, serre les ficelles. Je ne ressens que l'ennui d'être tripoté, de tourner à droite, à gauche, les mains en l'air, ou croisées sur mon ventre. Vainement je dis:
—«C'est bon!»
et veux m'en aller à mes affaires: Madame Vernet s'obstine, rentre le caleçon dans les chaussettes, s'écarte un peu pour voir, sans trouble, assise sur ses talons, et pique une épingle dans son corsage.
—«Je vous demande encore pardon d'avoir terminé ce petit travail devant vous, mais Monsieur Vernet n'a plus rien à se mettre.»
Je regarde cet homme, pris de pitié, prêt à lui offrir mon linge. Un grotesque a pris ma place, parle en mon nom, caricaturise mes gestes, digère et s'empâte.
[VIII]
DÉVIATION
Ils disent, l'un:
—«Ma femme m'adore!»