— Offre-lui les cent sous, mais ne le force pas. S’il les refuse, rapporte-les.

Ragotte n’a pas la peine d’aller jusqu’au bout ; elle aperçoit une voiture à âne qui emmène le Paul. C’était donc ce soir qu’il devait partir, et non demain matin ? Dès que Paul a disparu sans un regard en arrière, Ragotte n’est pas longue à remettre à Philippe la pièce de cent sous.

Il ne s’agissait peut-être que d’une course ! La nuit elle se dresse et entend un bruit de souliers qui approchent.

— C’est le Paul ! c’est le Paul !

Non, il est bien parti, comme un orphelin.

Philippe la console doucement.

— Es-tu sûre, à présent, dit-il, que ton Paul se f… de toi ?

Elle pleure ; ses yeux ne débouffissent pas.

— Il faut pleurer les morts et les vivants, dit-elle.

Comme si elle avait peur de ce qu’elle vient de dire, elle rectifie :