— C’est moins dur tout de même de pleurer les vivants. Un jour ou l’autre, on peut les revoir.
La femme Merlin, dont le fils fait aussi ses vingt-huit jours, dit malignement à Ragotte :
— Avez-vous des nouvelles de Paul ?
— Non, dit Ragotte, je n’en ai point, mais je n’en attendais pas.
— Oh ! moi, dit la femme Merlin, j’en ai d’Émile. Il nous a écrit, et il marque sur sa lettre qu’il nous récrira encore !
Ragotte lave le linge qu’elle trouve dans la maison du Paul.
— Tu en as de la complaisance ! dit Philippe.
— Ce n’est pas à cause de Paul, c’est à cause du linge qui s’abîmerait. La culotte était raide de boue et dressait les oreilles comme le diable ! Je ne pouvais pas la laisser dans un pareil état ; oh ! ça sera fini, je ne toucherai plus à rien.
— Mais Ragotte, lui dit Gloriette, ce paquet de linge était dans la maison.
— Oui, madame !